Abbaye de Fontainejean

L’abbaye de Fontainejean

Était une abbaye cistercienne située à Saint-Maurice-sur-Aveyron
Les vestiges de l’abbaye de Fontainejean se situent au lieu-dit Fontainejean.
Vers 1124, sous l’impulsion de Milon de Courtenay appartenant à la Maison de Courtenay et seigneur de Cerdagne, l’abbaye cistercienne de Fontainejean est fondée. C’est la 8e abbaye cistercienne de Pontigny. Le premier abbé, Étienne, arrive de Citeaux avec 12 religieux.
L’édification de l’abbaye débute vers 1140. En 1148 Pierre de Courtenay, frère du roi, la nomme abbaye royale. L’église est consacrée à Notre-Dame en 1173
En 1189, 80 moines et 400 étudiants sont recensés. Peu après son début l’abbaye contient 80 cellules, de grands dortoirs et nombreuses dépendances; l’autel de son église est décoré de fleurs de lys (l’emblème de la Vierge Marie).
L’un les premiers abbés de Fontainejean est Guillaume de Bourges, futur archevêque de Bourges, appartenant à la famille des comtes de Nevers alors alliés à la Maison capétienne de Courtenay et donc au roi Louis VI
En 1209, Guillaume meurt alors que l’abbaye compte environ 200 religieux et 400 étudiants. Sa canonisation rapide par Innocent III intervient en 1217 et contribue à accroitre la renommée de l’abbaye qui, soutenue par ses puissants protecteurs, attire des pèlerins de toute l’Europe.
Durant la Guerre de Cent ans, vers 1359, l’anglais Robert Knolles, établi pendant deux ans à Malicorne distant de 12 km détruit le monastère.
Depuis Pierre de Courtenay, l’abbaye possédait à Montargis une maison de refuge appelée la Maison Abbatiale, domaine considérable sis sur la route de Lyon près des murailles de la ville, dans le quartier auquel ils ont donné leur nom jusqu’à la Révolution: le faubourg des Moines. Ce domaine comportait plusieurs maisons, une hôtellerie et une chapelle. Il est possible que les moines prirent refuge ans ce lieu durant cette période tourmentée.
À partir de 1370, l’abbaye a commencé à péricliter. Les moines vendent des ornements d’église et louent leurs terres pour survivre.
En 1368 le chapitre de Notre-Dame de Montereau-Fault-Yonne réclame une redevance (huit muids de blé) pour les terres dépendantes d’une grange à Villemer “ et généralement sur tout le temporel des religieux de Fontaine-Jean ”. Comme à l’instar des autres possessions de l’abbaye ladite grange a été abattue et rendue inhabitable, les moines refusent de payer et ajoutent qu’ils ne sont pas tenus à une si grande redevance, contestant sa généralisation à l’ensemble de leurs terres. Le 2 juin 1369 ils sont condamnés à payer par un arrêt du Parlement de Paris, dont ils ne tiennent pas compte. Des médiations sont recherchées, le Parlement intervient plusieurs fois, les arrérages s’accumulent et cette histoire ne cesse qu’en 1389 avec une condamnation des moines pour la somme relativement important de 100 francs d’or – peine confirmée par lettre patente de Charles VI.
À la même époque l’abbaye a aussi des problèmes avec Jean Braque, seigneur de Saint-Maurice-sur-Aveyron, pour diverses raisons mineures et moins mineures (justice du seigneur rendue sur les terres de l’abbaye, contestations sur le partage d’un trésor trouvé par les ouvriers travaillant sur le moulin, le moulin des moines utilisant trop d’eau et diminuant la quantité d’eau reçue sur les terres du seigneur, missel prêté et non rendu, prix de la location de 16 arpents, de celle d’un grenier au château,…). Cette affaire, réglée en 1401 par accord mutuel, indique cependant la croissance de l’ingérence des pouvoirs séculaires dans le fonctionnement de l’abbaye.
Toujours vers la même époque, l’abbaye reçoit quelques donations pour compenser en partie les pertes subies lors des conflits passés.
En 1376 et sur la sollicitation des moines, Charles V octroie 500 francs d’or pour faire reconstruire notamment la chapelle de Montargis et aider l’abbaye, à la condition que les moines disent une messe pour lui chaque jour et à perpétuité, dans cette chapelle de Montargis et ceci par des moines chapelains créés dans ce but. Le lieu précisé par lui (Montargis) est un signe de l’incertitude des temps concernant un endroit aussi isolé que Fontainejean. C’est Jean III Gombault, abbé en 1370, 1389 et plus tard, qui reçoit et garantit l’exécution de cette fondation du roi. La charte lui en est donnée par Pierre, abbé de Pontigny, supérieur immédiat de Fontainejean, chargé par le Chapitre Général de l’ordre réuni à Citeaux en 1376, de pourvoir à l’exécution de la fondation créée par Charles V. Cette charte, en latin, porte les sceaux des deux abbés ainsi que celui de l’abbaye de Fontainejean en acceptation des conditions de la fondation. On voit leurs noms respectifs sur les sceaux des deux abbés, signe d’un relâchement de la règle cistercienne qui veut que les abbés n’indiquent pas leurs noms dans les sceaux qu’ils utilisent.
Durant la période troublée, l’abbaye a également perdu une maison à Gien. Cette maison ayant été démolie et ses matériaux employés pour reconstruire le château appartenant à la comtesse d’Alençon et d’Etampes, cette dernière donne au monastère en 1378 un arpent de bois dans sa forêt d’Ouzouer-sur-Trézée pour les dédommager.
Après Jean III Gombault, c’est Etienne III Rossignol (responsable de l’abbaye de 1892 vers 1403) qui est exécuteur testamentaire de Pierre II de Champignelles. Ce dernier, mort à Champignelles en 1396, lègue à l’abbaye de Fontaine-Jean par testament du 13 mars de la même année une somme de 40 sous tournois (environ 80 francs à la fin du XIXe siècle) payables sur le cens annuel de Champignelles, pour célébrer son anniversaire et ceux de feu Jean de Courtenay son frère, de feu leur père et mère, et de Agnès de Melun sa femme.
Sous Charles VI, en 1422 l’abbaye est de nouveau pillée et dévastée par les Anglais – ce à la même époque où Henri V d’Angleterre marie Catherine, fille de Charles VI, dans la cathédrale de Troyes,
En 1551, l’abbaye passe sous le régime de la commende.

Odet de Coligny, évêque du diocèse de Beauvais et cardinal de Châtillon, devient le premier abbé commendataire; il en fait dresser la cartulaire. Mais, s’étant converti au calvinisme en 1561, il laisse son frère Dandelot la brûler et massacrer les moines en 1562. Il se marie à Fontainejean avec Isabelle de Hauteville, l’ancienne suivante de Louise de Savoie, le 1er décembre 1564.
Les princes de Courtenay choisissent le monastère pour lieu de sépulture familiale; à côté de l’autel, un mausolée avec colonnes de marbre noir abrite les dépouilles de Jacques et Jean de Courtenay inhumés en 1617 et 1637. Leurs deux statues, agenouillées et drapées dans des manteaux de cour, surmontent le mausolée. Le grandiose de ce monument est lié aux aspirations de la famille de Courtenay à être officiellement reconnue comme sang royal. En 1768, le cœur d’Hélène de Courtenay, princesse de Bauffremont, veuve de Louis Bénigne de Bauffremont et dernière descendante de la maison française de Courtenay, est transporté à l’église de Fontainejean depuis Paris où elle décéda. En 1910 on peut toujours voir une plaque derrière laquelle le cœur a été déposé.
L’église abbatiale, restaurée par l’architecte Ange-Jacques Gabriel, est dévastée durant la Révolution française. En 1790, il ne reste plus que trois religieux; le couvent est alors supprimé.
En 1794, l’église est vendue comme bien national, sa toiture et la flèche du clocher sont démontées.
En 1810, un acquéreur achète ce qu’il en reste (déclaré bien national) et en vend les pierres pour un franc pièce. On retrouve de nos jours des restes de la grande abbaye dans de nombreuses églises et maisons particulières.
Les tombeaux de ceux des Courtenay inhumés là, et les tombes des religieux, sont détruits à cette époque, et leurs sépultures et leurs colonnes vendues. Des fouilles effectuées dans les ruines en 1858 révèleront des fragments de statues et des ossements.
En 1834, il ne reste de l’église que quatre piliers et une grande arcade ogivale qui finira par s’écrouler en 1862.
Vers 1840, le logis abbatial est détruit et une maison de campagne est construite sur la propriété.
En 1890 l’un des piliers disparaît.
Les ruines de l’ancienne église contiennent toujours une grille venant de l’abbaye, trois des colonnes de marbre du tombeau des Courtenay et des reliques des saints.
En 1894 l’abbé Eugène Jarossay dans son Histoire de l’abbaye de Fontaine-Jean de l’ordre de Cîteaux, indique la date de MCLXXIII (1173) qu’il lit gravée sur la pierre du maître-autel. En ceci il rectifiait l’appréciation de Dom Morin, prieur de l’abbaye bénédictine de Ferrières-en-Gâtinais et historien de la région au XVIIe siècle, qui avait cru lire sur la même pierre la date MCXXXIII (1133), date improbable selon le style de l’église.
Une autre étude penche pour la présence de deux églises successives ; une première église romane qui correspondrait à la date donnée par Eugène Jarossay, puis une seconde édifiée sur l’emplacement de la première. La deuxième, de style gothique primitif, aurait intégré de la première la porte romane des morts au bout du bras gauche du transept, toujours visible à ce jour
L’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1925 indique le début XIIIe siècle comme époque de construction.
Édifiée pendant la période de transition entre roman et gothique, les ruines subsistantes évoquent encore la grandeur du portail à arcades et moulures, les deux étages de colonnes accouplées superposées de trois piliers à chapiteaux soutenant des constructions à demi-romanes et à demi-ogivales.

Propriété privée, les vestiges sont ouverts chaque année à l’occasion des journées du patrimoine, prendre contact avec la mairie de Saint Maurice sur Aveyron.

Le Régime de la commende désigne le principe qui instaura dans le royaume de France la nomination des abbés par le pouvoir royal contre l’ancienne pratique qui voyait leur élection par les autres moines. On parle alors d’abbés commendataires.
Il fut mis en place suite à la signature du concordat de Bologne, lors du Ve concile du Latran, le 18 août 1516 entre le pape Léon X et le chancelier Antoine Duprat qui représentait le Roi de France François Ier.
Principes de la commende
L’abbé commendataire possédait un bénéfice en commende (c’est-à-dire en garde, en dépôt). Cette sorte d’abbé, qui était quelquefois un séculier, jouissait seulement des produits du bénéfice, et le pouvoir spirituel était alors confié au second de l’abbé appelé prieur. L’abbé pouvait également être épaulé dans sa gestion de plusieurs bénéfices par une personne extérieure aux communautés religieuses concernées : le vicaire général.
Grâce au partage de la mense abbatiale (revenus de l’abbaye) en trois lots, l’abbé recevait au moins un tiers de la mense (bien souvent plus encore), la communauté religieuse un autre tiers. Enfin le troisième lot était dévolu au paiement des charges.
Ce régime provoqua la décadence de nombreuses abbayes à l’époque moderne.

Merci à Wikipedia et ses contributeurs.

Marcel Deprez

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Né à Aillant-sur-Milleron le 29 décembre 1843, dans la ferme dite de Colandon, sur la route de Saint-Maurice-sur-Aveyron, mort à Vincennes le 13 octobre 1918, Marcel Deprez est élu membre de l’Académie des sciences en 1886.

Ingénieur français ayant essentiellement travaillé sur l’électricité, Marcel Deprez mène les premiers essais de transport d’électricité sur de longues distances à Creil de 1876 à 1886. À l’Exposition internationale d’Électricité de Paris en 1881, il présente pour la première fois une installation de distribution d’énergie électrique alimentée par deux dynamos.

Son principal succès eut lieu en 1882, en transportant de l’électricité en courant continu sur une distance de 57 kilomètres entre Miesbach et Munich, à l’occasion de l’Exposition d’électricité de Glaspalast organisée par Oskar Von Miller, succès qui resta modeste dans la mesure où le transport de 400 W avait un rendement global de 30%. M. Deprez mena également d’autres expérimentations en 1883 entre Jarrie et Grenoble et à Paris, mettant en œuvre de petits réseaux électriques.

La Ville de Bourganeuf a été la troisième ville Française à recevoir l’électricité en 1886. Mais le ruisseau des eaux de Verger, qui avait accueilli la dynamo de sa première usine, fut trop bas pendant l’été de 1886 pour alimenter correctement les 60 lumières de Bourganeuf. On décida alors d’utiliser la Cascade des Jarrauds d’une hauteur de 14 mètres et qui elle, pouvait assurer une production largement suffisante. Mais cette cascade était située à 14 kilomètres de Bourganeuf.

C’est grâce à l’initiative de l’ingénieur Marcel Deprez et après trois ans d’études et un an de travaux de juillet 1888 à avril 1889 que les installations des usines de la Cascade des Jarrauds et de Bourganeuf, furent les premières en France où on transporta l’électricité sur une telle distance. L’installation comprenait une turbine hydraulique de 130 CV avec une génératrice de 100 CV. Le câble électrique qui reliait les deux sites avait un diamètre de 5 mm. Pour couronner cette prouesse technique, le premier téléphone de la région reliait les installations de la Cascade et de Bourganeuf; alors que l’utilisation commerciale du téléphone datait en France uniquement de 1879. L’éclairage de Bourganeuf comportait alors 106 lampes : éclairage des rues, église, mairie, cafés…Ainsi en 1889, Bourganeuf fut la première Ville en France à utiliser une électricité produite à une distance relativement importante grâce à Marcel Deprez.

Le souvenir

PLAQUE : A la mémoire des enfants d’Aillant morts pendant la grande guerre.

Située sur la paroi, à droite en entrant, à côté de la chaire. Elle porte le nom des militaires morts pendant la période 1914-1918. Mais tous ne figurent pas sur cette plaque, contrairement au monument. On relève deux fois le nom de Vincens.

Au pied de cette plaque, un autel dédié à Jeanne d’arc. De chaque côté, les deux plaques rappellent les noms des enfants de la commune victimes de la guerre 1939-1945. Avec de nouveau cette particularité, comme pour les victimes de la grande guerre, de ne pas citer tous les noms.

  Voir le chapitre qui relate les événements du mois d’Aout 1944.

  Il existe un document qui traite du devoir de mémoire due à ceux qui sont tombés pour la patrie. (page 45)
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Les exécutions d’Aillant

Ce même jour 24 août il devait se passer à Aillant des scènes pénibles.
Les allemands s’étaient fixés dans deux fermes de cette commune Colandon et les Gaujards pour attendre et défendre leurs retardataires qui venaient de Châtillon. A Colandon, il y eut combat entre américains et allemands. Ceux-ci abandonnèrent la ferme avec les morts. Un domestique de la ferme, M. Jobert de Châtillon fût tué une autre domestique blessé.
L’incident le plus grave se produit à Aillant.
La ferme des Gaujards située à 500 m du bourg était occupée par les allemands. Ceux-ci se gardaient par des sentinelles.
Or, dans la journée, une voiture de la résistance, portant au capot le drapeau français s’arrêtait à l’extrémité du pays, face aux Gaujards. La maîtresse d’école vint rejoindre l’auto et montra aux occupants la ferme ou se trouvait l’ennemi.
L’auto tira quelques rafales et se retira.
Aussitôt les Allemands furieux se précipitent sur Aillant, mettent le feu à la mairie et à l’école qui furent complètement détruites.
L’institutrice ne dut son salut qu’à la fuite et surtout au fait d’avoir échangé chez un voisin sa blouse blanche, trop reconnaissable pour des vêtements quelconques.
Les soldats se répandent dans le pays et brûlent encore 3 maisons … puis ils se mettent en quête de trouver le maire et le Curé.
Le maire était dans le pays, aidant courageusement à combattre les incendies, mais à Aillant, il n’y a que des bons français, personne ne le dénonça car tout le monde avait compris ce que l’ennemi voulait faire.
Quand au Curé, comme il réside à Dammarie / Loing, les allemands n’osèrent pas s’aventurer jusque là.
Alors pour se venger, ils saisirent 2 hommes au hasard qu’ils prirent chez eux en train de travailler. M. Leclerc sabotier ancien maire, M. Bizot grand blessé de guerre, retiré à Aillant.
Malgré leurs protestations d’innocence, les victimes furent poussées sur la route du cimetière et fusillées au pied d’un arbre en bordure de la ferme du petit moulin. Défense fut faite d’enlever les corps avant 24 heures.
Puis les allemands fouillèrent toutes les maisons du bourg, en firent sortir les habitants terrorisés qu’ils entassèrent à l’église. Beaucoup croyaient leur dernière heure arrivée car on n’ignorait pas que des civils enfermés dans les églises, y avaient été brûlés.
Les soldats se contentèrent seulement de se régaler avec les provisions des ménagères et de coucher dans de bons lits.
Néanmoins quand le lendemain matin, un sous officier, vint avec son plus joli sourire, affirmer aux prisonniers qu’ils étaient libres, ceux-ci n’en croyaient pas leurs oreilles. Ce fût une vraie délivrance !
Entre temps, les allemands avaient encore fusillé à la ferme des Gaujards, 2 puisatiers M. Marcus et M. François Valery de la Chapelle. Ces hommes avaient été trouvés, porteurs de tracts étrangers.

Par Gaston Bracquemont,
curé de Chatillon-Coligny

saint martin?

Qui était Saint Martin ?

Martin naît à Sabaria (Hongrie actuelle) en 316 de parents païens. Son père, de simple soldat, est devenu tribun, c’est-à-dire général. A l’âge de 10 ans, Martin entre dans une église, s’intéresse à la foi et commence son catéchuménat. Il songe même à aller vivre au désert. Le général, son père, ne l’entend pas de cette oreille et met en application un édit sur l’enrôlement des fils de vétérans. Il fait arrêter son fils par la gendarmerie qui le conduit à l’armée. Martin fait donc son service dans la cavalerie, puis passe à la garde de l’empereur. Il ne dépassera pas le grade de sous-officier.
Le partage du manteau
Simple catéchumène, il se comporte déjà avec humilité, servant lui-même son serviteur. En garnison à Amiens par un hiver de grand gel, il rencontre, à la porte de la ville, un pauvre mourant de froid. N’ayant plus d’argent à lui donner, “ saisissant l’arme qu’il portait à la ceinture, il partagea sa chlamyde (cape ou manteau) en deux, en donne un morceau au pauvre et se rhabille avec le reste. Quelques uns des assistants se mettent à rire, car on le trouvait ridicule avec son habit mutilé. ” La nuit, Jésus apparaît à Martin revêtu du demi manteau et dit aux anges qui l’entourent : “ Martin, encore catéchumène, m’a donné son manteau ! ” Cette scène, popularisée par la sculpture, la peinture et le vitrail.
Quelques années après l’épisode d’Amiens, Martin obtient de quitter l’armée (il y servait depuis 25 ans.
Martin s’installe comme ermite à Ligugé, à quelques kilomètres de Poitiers. Il reçoit le ministère d’exorciste. Il va ensuite retrouver ses parents en Panonnie natale, et sa mère se convertit. Fidèle défenseur de la foi catholique, Martin est persécuté et expulsé par les Ariens. Il subit à nouveau des persécutions dans les environs de Milan où il a établi son ermitage. Il va alors s’installer dans l’île de Gallinaria, sur la côte Ligure. Enfin, à la nouvelle du retour d’exil de saint Hilaire, il rentre en Poitou.
Autour de lui, Martin voit se rassembler de nombreux disciples qui forment une communauté à la fois de prière monacale et d’évangélisation. Avec eux Martin visite les pauvres et les malades.
Évêque de Tours en 381, contre les usages de l’époque : il n’était pas du diocèse. C’est la première fois qu’un sous officier romain, et en plus un moine ermite devient Évêque en Gaule ! ”

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Abbé Jacques Paul Migne

Jacques Paul Migne, dit l’abbé Migne, né à Saint-Flour dans le Cantal le 25 octobre 1800 et mort le 25 octobre 1875, a été ordonné prêtre en 1824.
Il fut le curé de Aillant-sur-Milleron et du Charme.

Migne eut l’idée de publier pour la première fois des éditions à bon marché d’ouvrages de théologie, d’encyclopédie et des œuvres des pères de l’Église en langue originale avec traduction. Ces œuvres des Pères de l’Église, et d’autres documents médiévaux ont été réunis par Migne dans ce qui aujourd’hui est couramment appelé les Patrologies latine et grecque de Migne.

Migne fut l’un des premiers ecclésiastiques à comprendre le pouvoir de la presse écrite et de l’édition de masse. En 1833, il fonde, puis dirige le journal L’Univers. En 1836, il crée la maison d’édition du Petit Montrouge.

L’œuvre la plus connue de cette maison d’édition est le Scripturae sacrae cursus completus qui a rassemblé un large répertoire de commentaires sur chaque livre de la Bible et le Theologiae cursus, chacun en 28 volumes (1840-1845) ; Collection des auteurs sacrés (100 volumes, 1846-1848) ; Encyclopédie théologique (171 volumes, 1844-1846).

Les trois grandes collections qui ont fait sa réputation ont été Patrologiae cursus completus, collection de textes latins en 221 volumes (1844-1845) ; collection de textes grecs, d’abord publiées en latin (85 volumes, 1856-1857); avec le texte grec et la traduction latine (165 volumes, 1857). Migne est continuellement cité comme référence dans les dictionnaires latins et grecs, notamment dans le dictionnaire grec-français d’Anatole Bailly. Dans un registre différent, malgré son titre, on lui doit une Encyclopédie théologique ou Série de Dictionnaires sur toutes les parties de la Science religieuse éditée en 1832, qui comprend des dictionnaires de sciences profanes faisant autorité, tel le dictionnaire de numismatique.

Ses Patrologies grecques et latines ont trouvé un relais de qualité dès la fin du XIXe siècle dans les collections d’éditions critiques du Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum dit Corpus de Vienne, puis, à partir du milieu du XXe siècle, dans la collection Corpus christianorum series latina et Corpus christianorum continuatio medievalis ainsi que, dès la Seconde Guerre mondiale, par la collection Sources chrétiennes, emblématique du renouveau de la théologie positive sous l’égide des Jésuites.

Sa maison d’édition était complétée sous le Second Empire par des ateliers de peinture pour la décoration des églises. Il reste une dizaine d’œuvres de ces ateliers, éparpillées dans toute la France : deux des plus réussies, datées de 1858, du peintre victorien Arthur Gilbert, se trouvent ainsi encore dans le chœur de l’église Saint-Jean-Baptiste d’Audresselles (Pas-de-Calais). D’autres œuvres (inscrites au titre des monuments historiques) se trouvent dans l’église Saint-Laurent de Pontacq (Pyrénées-Atlantiques) dont une toile datée de 1858.

Sa concurrence souleva la colère des éditeurs accrédités par les églises car il leur prenait leur clientèle. Son évêque lui reprocha alors son militantisme ultra-catholique et, à la fin du Second Empire, il fut interdit à l’abbé Migne de dire la messe. L’un des évêques qui l’avait persécuté, Mgr Georges Darboy, fut fusillé par les communards. Le pape Pie IX sanctionna Migne pour avoir mis à la disposition du plus grand nombre des textes habituellement accessibles au seul «public plus averti», et il interdit au clergé d’utiliser les fonds paroissiaux pour acheter ses ouvrages.

Du 12 au 13 février 1868, les ateliers de Migne furent presque complètement détruits par un incendie d’origine «inconnue» et les assurances ne couvrirent pas les frais de réfection. La maison d’édition Garnier frères racheta les droits sur ses éditions après sa mort.

Peu connu en France, Jacques Paul Migne est célèbre dans des pays comme le Royaume Uni, les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie et la Pologne.

L’Abbé Jacques Paul Migne avait la même démarche que Pierre Larousse, celle de propager le savoir, mais ayant deux conceptions opposées, Pierre Larousse affichant ses convictions anticléricales. Chacun de ces deux grands personnages a eu maille à partir avec une partie de l’opinion publique.

L’église paroissiale Saint-Martin

L’église paroissiale saint Martin fut bâtie au XIIe siècle ; la nef (ainsi que d’autres parties), fut sans doute réédifiée vers 1680 ; entre 1877 et 1891, la façade ouest est remaniée, les encadrements des baies et le voûtement de la nef refaits, et l’on construisit une sacristie au sud du clocher.
Le chœur est en voute d’ogive. La nef est en voute berceau. Le parc situé sur la droite représente l’emplacement de l’ancien cimetière.

Le portail

Sur la façade dont les contreforts sont en brique, au-dessus du portail, une fresque représente Saint Martin dans son action de charité. Cette fresque a été découverte lors de la remise en état de la façade. Elle est datée de la seconde moitié de XVIe siècle. Cette opération a été menée sous la houlette de monsieur Roy, maire.

Le bénitier

C’est un ensemble taillée dans un bloc de pierre. Il faut remarquer la pièce métallique qui est fixée dans le bloc par un scellement au plomb. Elle est datée du XIVe siècle et pourrait provenir de l’Abbaye de Fontainejean.
Dans la commune d’autres pièces seraient elles aussi en provenance de cette abbaye, elles sont visibles sur et dans différentes habitations.

Statue du Christ en croix

Cette sculpture est en bois taillé et peint. Elle est datée du XVIIe siècle. On peut remarquer qu’il manque quatre doigts à la main droite.

Statue de la Vierge et de l’Enfant

Cette statue est en terre cuite, modelée, peinte et dorée. Elle est datée de la première moitié du XVIIIe siècle.

Statue représentant un évêque

Cette statue est en terre cuite. Plusieurs versions, sur l’identité du personnage, circulent.

Bannière de procession

Cette bannière est celle de la confrérie Saint-Martin. Elle est en soie damassée pour le fond. Le cheval et le sol sont peints. La tunique, le casque et l’ornementation sont brodés en fil de métal. Le manteau est en taffetas. Elle est datée du XIXe siècle.

Tableau : Christ en Croix (daté du 1er quart du XIXe siècle).

Tableau : Apparition de la Vierge à l’Enfant à Padoue (daté du XIXe siècle).

Les vitraux

Ils portent le nom de la famille qui en a fait don, Vincens-Cœur, qui possédait la propriété située de l’autre côté de la rue, à la gauche de l’église, et porte aujourd’hui le nom de villa mon rêve. Cette maison figure au patrimoine départemental, avec la mention : maison de monsieur Vincent.
La famille possédait également une briqueterie. Nombreuses sont les maisons d’Aillant et des environs dont les briques portent la mention VINCENS ou VINCENT, Aillant-sur-Milleron Loiret.

Curiosités

L’église Saint-Martin du XIIIe siècle fut restaurée en 1877 et en 1981. Au cours des travaux, sur l’élévation occidentale, il a été mis à jour une Charité de Saint-Martin en pierre polychrome du XVe siècle. Cette Charité a été réemployée dans la maçonnerie qui laisse également apparaître d’anciennes pierres et des fenêtres de la fin du XXe.

L’église, sous le vocable de Saint-Martin, date du XVIe siècle, a 30 mètres de longueur sur 8 mètres de largeur et peut contenir 400 personnes. Elle est entourée du cimetière. Le presbytère et l’école sont à peu de distance de l’église. Il y a des reliques de la vraie croix.
«
La confrérie du Saint-Sacrement est ancienne, ainsi que celle de Saint Eloi – Celle de la Sainte Vierge fut érigée en archiconfrérie du Saint Cœur de Marie en 1856 par un missionnaire – L’association de la propagation de la foi et celle de la Sainte Enfance sont établies dans cette paroisse.»

Autrefois

Le 23 juin, selon l’usage, M. le curé, accompagné des habitants en procession, bénit solennellement le grand feu de Saint Jean-Baptiste.

Fête communale, le premier dimanche de mars. Fête patronale, le dimanche de la Saint-Hubert début novembre, célébration de la messe avec les trompes de chasse.

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Sauvegarde de la commune et des citoyens

À la demande du ministère de l’Intérieur, donc des préfectures, depuis 2004, deux documents (Plan communal de sauvegarde-PCS et Document d’information communal sur les risques majeurs-DICRIM) doivent être élaborés sous la responsabilité de chaque maire, pour leur permettre de gérer le plus efficacement possible toute catastrophe pouvant survenir dans leur commune (de l’inondation aux incendies en passant par les pandémies, etc.).

Notre commune d’Aillant-sur-Milleron a été une des premières « petites communes » à se doter d’un système opérationnel, fonctionnant sur smartphone, ordinateur et tablette, permettant au maire d’être en conformité avec la demande du Préfet et de gérer toute crise pouvant survenir.
Disposant de ce système, le Maire est ainsi en mesure de :

  • Activer ou pré activer notre Plan Communal de Sauvegarde de n’importe où ;
  • Consulter les fiches réflexes du PCS en tous temps et tous lieux ;
  • Prévenir les citoyens de la mise en œuvre du PCS et leur fournir la liste des actions importantes qu’ils devraient faire, en particulier pour les personnes fragiles ;
  • visualiser dès maintenant les éléments (moyens humains et matériels) de notre PCS, puis ultérieurement ceux de nos voisins et ceux de la Communauté de communes sur une carte disponible à tout moment,
  • savoir si les moyens seront suffisants à l’échelle, ou avec ceux des communes et communautés/syndicats auxquels ma commune appartient ;
  • accéder à un annuaire de crise élargi aux membres des Postes de commandement communaux de mes voisins, de la communauté de communes et des organismes étatiques ou régionaux, Partager toutes ces informations avec une liste choisie de destinataires,
  • Mettre régulièrement à jour ces informations tout en conservant l’historique des actions engagées.

La gestion de crises graves peut conduire un maire à faire appel aux services étatiques ou territoriaux dont le circuit décisionnel répond à un schéma exhaustif et précis, pouvant être à l’origine de délais supplémentaires alors que la réaction doit être immédiate. L’expérience montre cependant que la plupart des crises rencontrées dans les communes rurales peuvent être gérées sous la responsabilité du maire avec les moyens existant dans les structures proches et connues.

Cette approche montre que la France rurale est d’abord celle de citoyens capables de se prendre en main, pour peu qu’ils soient guidés et informés.
Avec le DICRIM, le maire met à la disposition de tout citoyen de sa commune, sous forme numérique téléchargeable (smartphone ou ordinateur) ou sous forme papier disponible en mairie, la description des risques majeurs encourus localement et les précautions à mettre en œuvre pour s’en protéger.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site : www.giprim.org

À la mémoire des enfants de la commune

1914-1918

HARDY de PERINI Marie Joseph Norbert Jean
Né le 18 mars 1894 à Dammarie sur Loing Loiret
Lieutenant au 18e bataillon de chasseurs à pied
Décédé à MURAT prés de Neuilly Saint Front Aisne
Le 31 mai 1918.

BARRON Gustave Camille Jacques
Né le 7 septembre 1892 à Aillant sur Milleron Loiret
156e régiment d’infanterie
Décédé le 2 octobre 1914 aux combats de Fricourt Somme.
Combats qui ont causé la perte de 36 tués ou disparus et 54 blessés le même jour.

OFMAN Arthur Jules
Né le 5 mars 1884 à Marchais Béton Yonne
20e bataillon de chasseurs à pied
Décédé le 8 novembre 1914 aux combats de Lizerne et Zuydschote prés de Dixmuude Belgique.
Combats qui ont causé la perte de : 7 tués, 23 blessés et 2 disparus.

HARDY de PERINI Félix Marie Ludovic
Né le 26 novembre 1894 à Cosne sur Loire Nièvre
Cavalier 22e régiment de dragons
Décédé le 10 septembre 1914 à Guillocourt Oise
Pas de jmo

PANDEVANT Jules Louis Auguste
Né le 21 novembre 1884 à Aillant sur Milleron Loiret
60e bataillon de chasseurs à pied.
Décédé le 2 octobre 1914 à Neuville Vitasse Pas Calais
Combats qui ont causé la perte de : 22 tués, 38 blessés et 13 disparus.

DEBOURGES Jules Emile Louis
Né le 23 mars 1889 à Aillant sur Milleron Loiret.
82e régiment d’infanterie.
Décédé le 14 juillet 1915 à La Pierre Croisée cote 285 Meuse.
Combats acharnés qui ont duré 3 jours avec emploi des gaz.
Ces combats ont causé la perte de : 96 tués dont 4 officiers,
312 blessés dont 11 officiers et 205 disparus.

RISSET Cyrille Albert Emile
Né le 30 mars 1885 à Dammarie sur Loing
Caporal au 346e régiment d’infanterie.
Décédé le 23 septembre 1914 aux combats de Lerouville Meurthe et Moselle.
Combats acharnés qui ont duré 2 jours et causé la perte de : 56 morts dont 2 officiers, 495 blessés dont 16 officiers et 237 disparus.

RISSET Camille Désiré
Né le 27 février 1880 à Dammarie sur Loing Loiret
20e bataillon de chasseurs à pied
Décédé le 22 aout 1916 aux combats d’Estrées Saint Denis Somme
Combats qui ont causé la perte de 16 tués, 51 blessés dont 2 officiers et 32 disparus.

PAUTRAT Eugene Alfred
Né le 26 décembre 1883 à Bonée Loiret
346e régiment d’infanterie
Décédé le 26 septembre 1914, suite à ses blessures reçues aux combats de Lerouville Meurthe et Moselle.
Combats acharnés qui ont duré 2 jours et causé la perte de : 56 morts dont 2 officiers,
495 blessés dont 16 officiers et 237 disparus.

RIOTAIS Dieudonné Pierre Alexandre
Né le 5 décembre 1883 à Aillant sur Milleron
346e régiment d’infanterie
Déclaré décédé après avoir été porté disparu, aux combats des 22-23 septembre 1914 de Lerouville Meurthe et Moselle.
Combats acharnés qui ont duré 2 jours et causé la perte de : 56 morts dont 2 officiers, 495 blessés dont 16 officiers et 237 disparus.

VINCENS Henri Léon Edouard
Né le 5 novembre 1888 à Paris 16 ieme arrondissement
Lieutenant commandant la 3ieme section de mitrailleuses
du 7e régiment d’infanterie coloniale.
Décédé le 22 Aout 1914 aux combats de Saint Vincent / Bellefontaine Belgique
Combats qui ont causé la perte de 975 tués dont 26 officiers et 322 blessés dont 6 officiers.
Les tirs d’artillerie Allemands ayant atteint les abris où le régiment était regroupé avant l’attaque.

VINCENS Marie Joseph Félix Emile Charles
Né le 3 décembre 1864 à Mauléon Basses Pyrènes
Chef de bataillon au 127e régiment d’infanterie.
Décédé le 23 aout 1914 aux combats de Saint Gérard Belgique
Combats qui ont causé la perte de 41 tués dont 3 officiers
93 blessés dont 3 officiers et 116 disparus.
Les positions ont été bombardées violament à l’aide d’obus explosifs.

MABILLE Armand Hippolyte
Né le 28 octobre 1892 à Chatillon Coligny Loiret
20e bataillon de chasseurs à pied.
Décédé le 18 décembre 1914 aux combats de Notre Dame de Lorette Pas de Calais.
Combats qui ont causé la perte de 18 tués, 122 blessés et 36 disparus.
La veille les combats avaient causé la perte de 71 tués, 145 blessés et 50 disparus.

DUCATTE Emile Jules Ernest Alfred
Né le 10 janvier 1871 à Champcevrais Yonne
Pharmacien aide-major de 1re classe au service de santé.
Décédé le 25 juillet 1917 à son poste : ambulance 1/155, Vaux Varennes Marne.
Une place porte son nom à Villemomble Seine Saint Denis

DESOEUVRES Léon
Né le 27 février 1893 à Aillant sur Milleron Loiret
60e bataillon de chasseurs à pied
Décédé le 2 novembre 1914 suite aux blessures reçues aux combats du 1 Novembre à Bisxchootte prés de Dixmude Belgique.
Combats qui ont causé la perte de 10 tués et 28 blesses.

DESOEUVRES Armand
Né le 6 octobre 1885 à Champcevrais Yonne.
346e régiment d’infanterie.
Décédé le 30 octobre 1915 dans les tranchées de Bois le Prêtre Meurthe et Moselle.
Pertes de la journée ; 2 tués et 2 blessés.

BEZY Pierre
Né le 6 avril 1884 à Rogny les sept écluses Yonne
60e bataillon de chasseurs à pied.
Décédé le 3 octobre 1914 aux combats de Neuville Vitasse Pas de Calais.
Ces combats acharnés ont duré les 2/3/4 octobre et ont causé la perte
de 22 tués, 167 blessés et 185 disparus.

THIBAULT Paulin Adrien
Né le 5 mars 1892 à Aillant sur Milleron Loiret
4e régiment d’infanterie
Porté disparu le 16 février 1915 au ravin des Maurissons
Prés de Vauquois Meuse.
Entre Montfaucon et Varennes en Argonne
Batailles féroces qui souvent se déroulaient au corps à corps, pour quelques mètres de terrain.
Des centaines de morts chaque jour.
Pas de jmo (journal de marche et opération qui rend compte des activités de l’unité au jour le jour)

SECHEPPET Gustave Alexandre
Né le 16 septembre 1880 à Dammarie sur Loing Loiret
82e régiment d’infanterie.
Décédé le 6 septembre 1914 aux combats de Varennes Meuse.
Ces combats acharnés ont duré les 4/5/6 septembre ont causé la perte de pratiquement la moitié du régiment, la plupart des officiers hors de combat tués ou blessés.

CHATON Georges Maurice
Né le 23 avril 1895 à Cepoy Loiret
169e régiment d’infanterie.
Décédé le 30 mai 1915 aux combats de Bois le Prêtre Meurthe e Moselle.
Ces combats très violents ont duré 9 mois, ont causé des pertes énormes :
7083 morts coté français, 6982 coté allemand

CHATON Marcel Paulin
Né le 12 février 1888 à Saint Maurice sur Aveyron Loiret
37e régiment d’infanterie
Décédé le 18 mai 1915 à Amiens Somme
Suite aux blessures reçues aux combats de conquête du cimetière
de Neuville Saint Vaast Pas de Calais.

DEBOURGES Maurice
Pas de fiche individuelle, (fiche individuelle établie par le service aux armées)
82e régiment d’infanterie
Décédé le 25 septembre 1918 aux combats de Salindres près de Courlandon Marne

SIMON Alphonse Désiré
Né le 1 décembre 1889 à Joigny Yonne
82e régiment d’infanterie
Décédé le 14 juillet 1915 aux combats de la Pierre Croisée cote 283 Meuse
Les combats ont duré 3 jours les 12-13 et 14.
Ces combats ont causé la perte de 96 tués dont 4 officiers, 313 blesses dont 12 officiers et 205 disparus.

TURPIN Eugene
Né le 6 mars 1880 à Gien Loiret.
82e régiment d’infanterie.
Décédé le 20 juillet 1915, dans la foret d’Argonne Meuse.
A la suite du bombardement de l’abri ou s’était retranchée son unité.
Bilans 14 tués dont 6 officiers, 48 blessés et surtout 406 disparus dont 4 officiers.

RAGU Paul Alphonse
Né le 30 octobre 1887 à Paris 13 ieme
150e régiment d’infanterie
Déclaré décédé le 17 octobre 1915 après de violents combats à Saint Hilaire le grand Marne, combats du 6 octobre qui avaient causé la perte de 38 tués dont 3 officiers, 163 blesses dont 3 officiers et 174 disparus.

FRANCOIS Marcel
Né le 1 février 1887 à Gien Loiret.
2e régiment de Zouaves.
Porté disparu le 25 février 1916 après les combats du Bois des fosses
Environs de Verdun Meuse.
Combats qui causé la perte de 31 officiers et 1100 hommes en trois jours.

JARRY Paulin Alfred
Né le 22 février 1881 à Aillant sur Milleron
289e régiment d’infanterie
Décédé le 20 juillet 1916 cote 304 à Esnes Meuse
Pas de jmo, ( journal de marche et opération qui rend compte des activités de l’unité au jour le jour)

LEAUX Henri
Né le 15 juillet 1889 à Aillant sur Milleron
151e régiment d’infanterie
Décédé le 25 septembre 1916 aux combats de reconquête du village de Rancourt Somme.
Ces combats ont causé la perte de 99 tués dont 7 officiers, 298 blesses dont 8 officiers et 19 disparus.

MOULE Eugene
Né le 29 avril 1883 à Aillant sur Milleron Loiret
82e régiment d’infanterie
Décédé le 7 novembre 1916 à l’ambulance de Dugny Meuse.
Suite à ses blessures reçues au cours des combats de conquête des forts de Vaux et Douaumont les 3/4/5 novembre.
Ces combats ont causé la perte de 88 tues dont 4 officiers, 292 blesses dont 9 officiers
et 35 disparus.
Les opérations étaient commandées par le général Mangin.

MENGIN Célestin Léon
Né le 30 septembre 181 à Saint Maurice sur Aveyron Loiret.
82e régiment d’infanterie
Décédé le 19 novembre 1916 à l’hôpital Sainte Croix n°6 de Chalons sur Marne Marne
Suite à ses blessures reçues au cours des combats de conquête des forts de Vaux et Douaumont les 3/4/5 novembre.
Ces combats ont causé la perte de 88 tues dont 4 officiers, 292 blesses dont 9 officiers et 35 disparus.
Les opérations étaient commandées par le général Mangin.

DELAHAYE Emile Lucien
Né le 9 juillet 1890 à Aillant sur Milleron Loiret
89e régiment d’infanterie
Décédé le 18 Avril 1917 à l’ambulance 1/96 Guyancourt –Neufchâtel Aisne,
des suites de ses blessures reçues aux combats.
Combats des 15/17 avril qui causé la perte de 65 tués dont 8 officiers, 496 blesses dont 15 officiers et 149 disparus.
Au cours de ces combats qui ont vu l’utilisation de gaz et avions Allemands
ainsi que de chars Français.

GUILLARD Arthur Henri Claude
Né le 15 juillet 1879 à Aillant sur Milleron.
217e régiment d’infanterie.
Décédé le 15 Aout 1917 à l’ambulance 1/55 de Vaux-Varennes Marne, suite aux blessures reçues aux combats près de Berry au Bac.

BIARD Paulin
Né le 28 février 1889 à Aillant sur Milleron Loiret
42e régiment d’infanterie coloniale.
Décédé le 2 octobre 1917 à l’hôpital camp n°1 parc Chambrun à Nice Alpes Maritimes, suite à la maladie contractée pendant son service.
Pas de jmo, (journal de marche et opération qui rend compte des activités de l’unité au jour le jour)

MULOT Louis Albert
Né le 12 juin 1893 à Villeneuve les Genets Yonne
60e régiment d’artillerie
Décédé le 24 avril 1918 au Bois des Gentelles Somme, à la suite du bombardement de la position (pièce d’artillerie) à l’aide d’obus toxiques et explosifs.

BOUQUET Paul Louis
Né le 27 juillet 1897 à Saint Maurice sur Aveyron Loiret
83e régiment d’infanterie
Décédé le 25 avril 1918, aux combats de la ferme Koudekot à Locres Belgique.
Ces combats très violent qui ont duré deux jours les 24/25 avril avaient pour but de contenir une offensive conduite sous l’oeil du Kaiser (empereur d’Allemagne) qui voulait reconquérir la région de Calais.
Ces combats ont causé la perte de 56 tués dont 1 officier, 256 blessés dont 9 officiers et 477 disparus dont 11 officiers.

HERISSON Jacques Marcel
Né le 9 mars 1898 à Dimancheville Loiret.
82e régiment d’infanterie.
Décédé le 14 septembre 1918, aux combats de Courlandon Marne.
Ces violents combats ou le 82 ieme RI était associé au 44 ieme bataillon de tirailleurs Sénégalais ont causé la perte de : pour le 44e bts 310 tirailleurs, pour le 82e ri
12 tués dont 1 officier, 93 blessés dont 4 officiers,
42 disparus dont 2 officiers et 15 intoxiqués par les gaz.

TEPEINT Jules Eustache
Né le 20 septembre 1896 à Aillant sur Milleron
37e régiment d’infanterie.
Décédé le 5 octobre 1918 aux combats de Liry Ardennes

LECLERC Georges Léon Alexandre
Né le 18 février 1897 à Aillant sur Milleron Loiret
172e régiment d’infanterie
Décède le 6 mai 1917, de ses blessures, reçues aux combats du chemin des dames,
combats commandés par le général Nivelle,
à l’hôpital d’évacuation n°32 à Mont Notre Dame Aisne

1939-1945

DELAHAIE Marcel Alexandre
Né le 24 janvier 1912
A Ouzouer sur Trézée Loiret
105e régiment d’artillerie lourde
Décédé en défendant Dunkerque Nord
Le 1 juin 1940

HEUZE François Auguste Noel
Né le 25 décembre 1901
A Villalie Seine et Oise
41e dépôt d’artillerie
Décédé en défendant Saran Loiret
Le 12 juin 1940

VALLEE Georges Francis
Né le 31 mars 1892
Décédé en défendant Dunkerque Nord
Le 31 mai 1940

BIZOT Marcel
LECLERC Jean
MARCUS Marcel
VALERY François
Pris en otages et fusillés
Le 22 Août 1944

Afrique du Nord 1954-1962

PICARD Roland
Né le 14 avril 1937
22e régiment d’infanterie
Décédé le 18 septembre 1960
A Beni Tamou (à proximité de Blida) Algérie

Droits et démarches

État civil, identité, authentification

Vie citoyenne

Étrangers

Famille

Loisirs

Animaux

Certificats d’immatriculation

Permis de conduire

Urbanisme

Autres formalités administratives

Patrimoine local

Église paroissiale Saint-Martin

eglise

L’église, sous le vocable de Saint Martin, date du XIIe siècle. La nef date de 1680, la construction d’une sacristie au sud du clocher et le remaniement de la façade ouest furent effectués entre 1877 et 1891. Pour en savoir plus.

Le lavoir

lavoir

Restauré et inauguré le 23 juin 2012, le lavoir, datant de 1892, est un espace important du patrimoine aillantais, tout comme l’église et la source du Milleron.
Situé à 150 m du cœur du village où se trouve l’église, ce lavoir est l’un des rares du Loiret et de cette taille à avoir une enceinte close. On trouve à 6 km de là celui de Champcevrais dans l’Yonne, mais il est de taille plus modeste.

lavoir-restaure
Ce lavoir est non seulement un lieu de visite mais aussi un lieu d’exposition de mai à septembre pour les Aillantais et leurs amis. N’hésitez pas à appeler la mairie pour réserver.

Le Milleron

milleron

Le Milleron prend sa source au lieu dit « La Fontaine ». Ce ruisseau est également à l’origine du nom du village « en allant sur le Milleron » : Aillant-sur-Milleron.

Personnages illustres d’Aillant-sur-Milleron

Aux alentours d’Aillant-sur-Milleron

Hébergement en gîtes

La Brethenoux du temps jadis

gite1

Contact
Marie-Claude et Jacques Maillot : 02 38 97 44 10 ou 06 09 44 37 96

Adresse
39 Les Beaupieds 45230 Aillant-sur-Milleron

Description

Classée «Gîtes de France», cette longère dans le pur style du pays gâtinais est restaurée avec des matériaux nobles. Très bien aménagée et décorée, dans un nid de verdure, au calme. Location à la journée, au week-end ou à la semaine.