Marcel Deprez

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Né à Aillant-sur-Milleron le 29 décembre 1843, dans la ferme dite de Colandon, sur la route de Saint-Maurice-sur-Aveyron, mort à Vincennes le 13 octobre 1918, Marcel Deprez est élu membre de l’Académie des sciences en 1886.

Ingénieur français ayant essentiellement travaillé sur l’électricité, Marcel Deprez mène les premiers essais de transport d’électricité sur de longues distances à Creil de 1876 à 1886. À l’Exposition internationale d’Électricité de Paris en 1881, il présente pour la première fois une installation de distribution d’énergie électrique alimentée par deux dynamos.

Son principal succès eut lieu en 1882, en transportant de l’électricité en courant continu sur une distance de 57 kilomètres entre Miesbach et Munich, à l’occasion de l’Exposition d’électricité de Glaspalast organisée par Oskar Von Miller, succès qui resta modeste dans la mesure où le transport de 400 W avait un rendement global de 30%. M. Deprez mena également d’autres expérimentations en 1883 entre Jarrie et Grenoble et à Paris, mettant en œuvre de petits réseaux électriques.

La Ville de Bourganeuf a été la troisième ville Française à recevoir l’électricité en 1886. Mais le ruisseau des eaux de Verger, qui avait accueilli la dynamo de sa première usine, fut trop bas pendant l’été de 1886 pour alimenter correctement les 60 lumières de Bourganeuf. On décida alors d’utiliser la Cascade des Jarrauds d’une hauteur de 14 mètres et qui elle, pouvait assurer une production largement suffisante. Mais cette cascade était située à 14 kilomètres de Bourganeuf.

C’est grâce à l’initiative de l’ingénieur Marcel Deprez et après trois ans d’études et un an de travaux de juillet 1888 à avril 1889 que les installations des usines de la Cascade des Jarrauds et de Bourganeuf, furent les premières en France où on transporta l’électricité sur une telle distance. L’installation comprenait une turbine hydraulique de 130 CV avec une génératrice de 100 CV. Le câble électrique qui reliait les deux sites avait un diamètre de 5 mm. Pour couronner cette prouesse technique, le premier téléphone de la région reliait les installations de la Cascade et de Bourganeuf; alors que l’utilisation commerciale du téléphone datait en France uniquement de 1879. L’éclairage de Bourganeuf comportait alors 106 lampes : éclairage des rues, église, mairie, cafés…Ainsi en 1889, Bourganeuf fut la première Ville en France à utiliser une électricité produite à une distance relativement importante grâce à Marcel Deprez.

Souvenir du 22 août 1944

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Nombreux étaient les Aillantais qui sont venus honorer la mémoire des quatre victimes de la sauvagerie d’envahisseurs en déroute.
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Madame Lysiane Chapuis maire de notre commune a relaté les faits, en citant le témoignage de compagnons des victimes et de proches. Le moment le plus émouvant s’est déroulé à la ferme des Gaujards car les membres des familles des deux suppliciés étaient présents.
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Les deux stèles, celle de la route de Rogny et celle de la ferme des Gaujards, ont été fleuries après que le clairon ait retentit et que le drapeau se soit incliné.
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Abbaye de Fontainejean

L’abbaye de Fontainejean

Était une abbaye cistercienne située à Saint-Maurice-sur-Aveyron
Les vestiges de l’abbaye de Fontainejean se situent au lieu-dit Fontainejean.
Vers 1124, sous l’impulsion de Milon de Courtenay appartenant à la Maison de Courtenay et seigneur de Cerdagne, l’abbaye cistercienne de Fontainejean est fondée. C’est la 8e abbaye cistercienne de Pontigny. Le premier abbé, Étienne, arrive de Citeaux avec 12 religieux.
L’édification de l’abbaye débute vers 1140. En 1148 Pierre de Courtenay, frère du roi, la nomme abbaye royale. L’église est consacrée à Notre-Dame en 1173
En 1189, 80 moines et 400 étudiants sont recensés. Peu après son début l’abbaye contient 80 cellules, de grands dortoirs et nombreuses dépendances; l’autel de son église est décoré de fleurs de lys (l’emblème de la Vierge Marie).
L’un les premiers abbés de Fontainejean est Guillaume de Bourges, futur archevêque de Bourges, appartenant à la famille des comtes de Nevers alors alliés à la Maison capétienne de Courtenay et donc au roi Louis VI
En 1209, Guillaume meurt alors que l’abbaye compte environ 200 religieux et 400 étudiants. Sa canonisation rapide par Innocent III intervient en 1217 et contribue à accroitre la renommée de l’abbaye qui, soutenue par ses puissants protecteurs, attire des pèlerins de toute l’Europe.
Durant la Guerre de Cent ans, vers 1359, l’anglais Robert Knolles, établi pendant deux ans à Malicorne distant de 12 km détruit le monastère.
Depuis Pierre de Courtenay, l’abbaye possédait à Montargis une maison de refuge appelée la Maison Abbatiale, domaine considérable sis sur la route de Lyon près des murailles de la ville, dans le quartier auquel ils ont donné leur nom jusqu’à la Révolution: le faubourg des Moines. Ce domaine comportait plusieurs maisons, une hôtellerie et une chapelle. Il est possible que les moines prirent refuge ans ce lieu durant cette période tourmentée.
À partir de 1370, l’abbaye a commencé à péricliter. Les moines vendent des ornements d’église et louent leurs terres pour survivre.
En 1368 le chapitre de Notre-Dame de Montereau-Fault-Yonne réclame une redevance (huit muids de blé) pour les terres dépendantes d’une grange à Villemer “ et généralement sur tout le temporel des religieux de Fontaine-Jean ”. Comme à l’instar des autres possessions de l’abbaye ladite grange a été abattue et rendue inhabitable, les moines refusent de payer et ajoutent qu’ils ne sont pas tenus à une si grande redevance, contestant sa généralisation à l’ensemble de leurs terres. Le 2 juin 1369 ils sont condamnés à payer par un arrêt du Parlement de Paris, dont ils ne tiennent pas compte. Des médiations sont recherchées, le Parlement intervient plusieurs fois, les arrérages s’accumulent et cette histoire ne cesse qu’en 1389 avec une condamnation des moines pour la somme relativement important de 100 francs d’or – peine confirmée par lettre patente de Charles VI.
À la même époque l’abbaye a aussi des problèmes avec Jean Braque, seigneur de Saint-Maurice-sur-Aveyron, pour diverses raisons mineures et moins mineures (justice du seigneur rendue sur les terres de l’abbaye, contestations sur le partage d’un trésor trouvé par les ouvriers travaillant sur le moulin, le moulin des moines utilisant trop d’eau et diminuant la quantité d’eau reçue sur les terres du seigneur, missel prêté et non rendu, prix de la location de 16 arpents, de celle d’un grenier au château,…). Cette affaire, réglée en 1401 par accord mutuel, indique cependant la croissance de l’ingérence des pouvoirs séculaires dans le fonctionnement de l’abbaye.
Toujours vers la même époque, l’abbaye reçoit quelques donations pour compenser en partie les pertes subies lors des conflits passés.
En 1376 et sur la sollicitation des moines, Charles V octroie 500 francs d’or pour faire reconstruire notamment la chapelle de Montargis et aider l’abbaye, à la condition que les moines disent une messe pour lui chaque jour et à perpétuité, dans cette chapelle de Montargis et ceci par des moines chapelains créés dans ce but. Le lieu précisé par lui (Montargis) est un signe de l’incertitude des temps concernant un endroit aussi isolé que Fontainejean. C’est Jean III Gombault, abbé en 1370, 1389 et plus tard, qui reçoit et garantit l’exécution de cette fondation du roi. La charte lui en est donnée par Pierre, abbé de Pontigny, supérieur immédiat de Fontainejean, chargé par le Chapitre Général de l’ordre réuni à Citeaux en 1376, de pourvoir à l’exécution de la fondation créée par Charles V. Cette charte, en latin, porte les sceaux des deux abbés ainsi que celui de l’abbaye de Fontainejean en acceptation des conditions de la fondation. On voit leurs noms respectifs sur les sceaux des deux abbés, signe d’un relâchement de la règle cistercienne qui veut que les abbés n’indiquent pas leurs noms dans les sceaux qu’ils utilisent.
Durant la période troublée, l’abbaye a également perdu une maison à Gien. Cette maison ayant été démolie et ses matériaux employés pour reconstruire le château appartenant à la comtesse d’Alençon et d’Etampes, cette dernière donne au monastère en 1378 un arpent de bois dans sa forêt d’Ouzouer-sur-Trézée pour les dédommager.
Après Jean III Gombault, c’est Etienne III Rossignol (responsable de l’abbaye de 1892 vers 1403) qui est exécuteur testamentaire de Pierre II de Champignelles. Ce dernier, mort à Champignelles en 1396, lègue à l’abbaye de Fontaine-Jean par testament du 13 mars de la même année une somme de 40 sous tournois (environ 80 francs à la fin du XIXe siècle) payables sur le cens annuel de Champignelles, pour célébrer son anniversaire et ceux de feu Jean de Courtenay son frère, de feu leur père et mère, et de Agnès de Melun sa femme.
Sous Charles VI, en 1422 l’abbaye est de nouveau pillée et dévastée par les Anglais – ce à la même époque où Henri V d’Angleterre marie Catherine, fille de Charles VI, dans la cathédrale de Troyes,
En 1551, l’abbaye passe sous le régime de la commende.

Odet de Coligny, évêque du diocèse de Beauvais et cardinal de Châtillon, devient le premier abbé commendataire; il en fait dresser la cartulaire. Mais, s’étant converti au calvinisme en 1561, il laisse son frère Dandelot la brûler et massacrer les moines en 1562. Il se marie à Fontainejean avec Isabelle de Hauteville, l’ancienne suivante de Louise de Savoie, le 1er décembre 1564.
Les princes de Courtenay choisissent le monastère pour lieu de sépulture familiale; à côté de l’autel, un mausolée avec colonnes de marbre noir abrite les dépouilles de Jacques et Jean de Courtenay inhumés en 1617 et 1637. Leurs deux statues, agenouillées et drapées dans des manteaux de cour, surmontent le mausolée. Le grandiose de ce monument est lié aux aspirations de la famille de Courtenay à être officiellement reconnue comme sang royal. En 1768, le cœur d’Hélène de Courtenay, princesse de Bauffremont, veuve de Louis Bénigne de Bauffremont et dernière descendante de la maison française de Courtenay, est transporté à l’église de Fontainejean depuis Paris où elle décéda. En 1910 on peut toujours voir une plaque derrière laquelle le cœur a été déposé.
L’église abbatiale, restaurée par l’architecte Ange-Jacques Gabriel, est dévastée durant la Révolution française. En 1790, il ne reste plus que trois religieux; le couvent est alors supprimé.
En 1794, l’église est vendue comme bien national, sa toiture et la flèche du clocher sont démontées.
En 1810, un acquéreur achète ce qu’il en reste (déclaré bien national) et en vend les pierres pour un franc pièce. On retrouve de nos jours des restes de la grande abbaye dans de nombreuses églises et maisons particulières.
Les tombeaux de ceux des Courtenay inhumés là, et les tombes des religieux, sont détruits à cette époque, et leurs sépultures et leurs colonnes vendues. Des fouilles effectuées dans les ruines en 1858 révèleront des fragments de statues et des ossements.
En 1834, il ne reste de l’église que quatre piliers et une grande arcade ogivale qui finira par s’écrouler en 1862.
Vers 1840, le logis abbatial est détruit et une maison de campagne est construite sur la propriété.
En 1890 l’un des piliers disparaît.
Les ruines de l’ancienne église contiennent toujours une grille venant de l’abbaye, trois des colonnes de marbre du tombeau des Courtenay et des reliques des saints.
En 1894 l’abbé Eugène Jarossay dans son Histoire de l’abbaye de Fontaine-Jean de l’ordre de Cîteaux, indique la date de MCLXXIII (1173) qu’il lit gravée sur la pierre du maître-autel. En ceci il rectifiait l’appréciation de Dom Morin, prieur de l’abbaye bénédictine de Ferrières-en-Gâtinais et historien de la région au XVIIe siècle, qui avait cru lire sur la même pierre la date MCXXXIII (1133), date improbable selon le style de l’église.
Une autre étude penche pour la présence de deux églises successives ; une première église romane qui correspondrait à la date donnée par Eugène Jarossay, puis une seconde édifiée sur l’emplacement de la première. La deuxième, de style gothique primitif, aurait intégré de la première la porte romane des morts au bout du bras gauche du transept, toujours visible à ce jour
L’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1925 indique le début XIIIe siècle comme époque de construction.
Édifiée pendant la période de transition entre roman et gothique, les ruines subsistantes évoquent encore la grandeur du portail à arcades et moulures, les deux étages de colonnes accouplées superposées de trois piliers à chapiteaux soutenant des constructions à demi-romanes et à demi-ogivales.

Propriété privée, les vestiges sont ouverts chaque année à l’occasion des journées du patrimoine, prendre contact avec la mairie de Saint Maurice sur Aveyron.

Le Régime de la commende désigne le principe qui instaura dans le royaume de France la nomination des abbés par le pouvoir royal contre l’ancienne pratique qui voyait leur élection par les autres moines. On parle alors d’abbés commendataires.
Il fut mis en place suite à la signature du concordat de Bologne, lors du Ve concile du Latran, le 18 août 1516 entre le pape Léon X et le chancelier Antoine Duprat qui représentait le Roi de France François Ier.
Principes de la commende
L’abbé commendataire possédait un bénéfice en commende (c’est-à-dire en garde, en dépôt). Cette sorte d’abbé, qui était quelquefois un séculier, jouissait seulement des produits du bénéfice, et le pouvoir spirituel était alors confié au second de l’abbé appelé prieur. L’abbé pouvait également être épaulé dans sa gestion de plusieurs bénéfices par une personne extérieure aux communautés religieuses concernées : le vicaire général.
Grâce au partage de la mense abbatiale (revenus de l’abbaye) en trois lots, l’abbé recevait au moins un tiers de la mense (bien souvent plus encore), la communauté religieuse un autre tiers. Enfin le troisième lot était dévolu au paiement des charges.
Ce régime provoqua la décadence de nombreuses abbayes à l’époque moderne.

Merci à Wikipedia et ses contributeurs.

Vide-greniers 2015

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L’Association du Petit Milleron a organisé la samedi 5 septembre son vide-greniers annuel place de l’Église à Aillant-sur-Milleron. Le beau temps fut de la partie et a incité de nombreux exposants à dresser leurs stands dès 7h du matin.

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Les visiteurs étaient au rendez-vous : des flâneurs, des curieux, des professionnels ou des familles ont parcouru les allées à la recherche de la bonne occasion. Les bonnes affaires ne manquaient pas, pour toutes les bourses et pour tous les goûts.

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Une halte de fraîcheur et de gourmandise était possible à la [boulangerie Pain et Gourmandises d’Aillant->https://www.facebook.com/Paingourmandises] dont les viennoiseries et les tartelettes ont rivalisé avec de bonnes grillades.

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Le petit Milleron remercie les exposants et les visiteurs de la réussite de ce rendez-vous et et espère que la journée a laissé un bon souvenir.

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A l’année prochaine !

Contact

Pour toute demande, vous pouvez écrire à

Mairie d’Aillant-sur-Milleron

4 Le bourg

45230 Aillant-sur-MIlleron

Téléphone : 02 38 97 10 60

Fax : 02 38 97 10 34

Courriel : mairieaillant45@wanadoo.fr

Des noces de diamants à Aillant

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Samedi 5 mars 2016, Madame et Monsieur Demarcq ont fêté leurs noces de diamant. Organisée avec le concours de la Mairie d’Aillant sur Milleron, cette célébration fut une première pour la municipalité.
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Dans la salle du conseil comble, tous étaient attentifs au rappel évoqué par Madame le maire de l’histoire d’Orchies, le village d’origine des heureux mariés ainsi que de leur parcours commun depuis 60 ans.
Les heureux mariés ont ensuite renouvelé devant l’assistance leur consentement mutuel pour une vie de bonheur.
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Mauricette et Gérard Demarcq ont tenu à organiser une quête au profit du CCAS du village avant de convier l’assemblée à poursuivre la fête à la salle polyvalente.
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La journée s’est déroulée dans une atmosphère digne de cet évènement inoubliable, où l’on retrouve la convivialité légendaire et le sens de la famille des Chtis. Chacun a pu apprécier la décoration exceptionnelle de la salle, réalisée par les enfants et petits-enfants, ainsi que la qualité de l’organisation et des mets servis, dans une ambiance musicale choisie.
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